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L’association des étudiants et des anciens du Master 5234 "Management des Organisations culturelles" (ex DESS-234) de l’Université Paris Dauphine.

Joanna Gallardo

Formation initiale, 2006

lundi 23 février 2009


Avant d’intégrer le master en 2005, Joanna Gallardo suit des études de cinéma à Paris 3-La Sorbonne (option sociologie et économie) jusqu’au niveau maîtrise. Grâce aux stages, elle acquiert une première expérience dans la gestion de projets à fort enjeu public. Dans ce cadre, elle travaille pour des festivals, une société de distribution de films et à la Cinémathèque française. Aujourd’hui, elle est chargée de projet et des finances de NISI MASA, une plate-forme de collaboration pour les jeunes cinéastes européens qui a pour but de découvrir, promouvoir et former ces nouveaux talents.

Comment as-tu entendu parlé de la formation ? Quelles ont été tes motivations pour y postuler ?

J’ai pris connaissance du master par le biais d’une publicité dans Télérama, mais aussi à travers l’association Bizart et son site internet. En effet, pour faire mon choix, je me suis beaucoup documentée. Dans ce domaine du management culturel, il y a pléthore de formations, dont certaines – osons le dire - sont clairement « bidons » ! Celle de Dauphine m’a semblé beaucoup plus réaliste, elle offrait un réel gage de sérieux. Ce qui m’a décidé, c’est le contenu du programme, contrairement aux autres formations qui n’offrent que des cours généraux sur la sociologie de la culture. Le master propose un panel d’outils théoriques et pratiques dans le domaine du management et de la gestion, avec ce label de qualité qu’apportent des professeurs tels que Xavier Dupuis ou Pierre-Jean Benghozi. Enfin, ce qui constitue définitivement un plus dans mon parcours universitaire, c’est de m’être ouverte à d’autres domaines culturels, d’avoir eu accès à un véritable panorama du secteur.

Comment décrire les principales activités du poste que tu occupes aujourd’hui ?

A Nisi Masa, je travaille autant au niveau français qu’au niveau européen et mon activité tourne autour de deux pôles principaux. L’animation de réseau d’abord, puisqu’à travers 20 associations membres, nous organisons au niveau européen un concours de scénarios de courts-métrages et des ateliers d’écriture et de réalisation à destination de jeunes professionnels de 19 pays. La gestion administrative et financière ensuite, domaine qui comporte une multiplicité de tâches. Mon champ d’action va de la comptabilité à la demande de subventions, pour la structure et pour les projets. Je m’occupe également de la recherche de partenariats et de sponsors. Enfin, j’assiste le délégué général dans le recrutement et l’encadrement des volontaires issus du programme européen Leonardo ou du service national.

Ce qui te plaît le plus dans cette fonction ? Quelles en sont les contraintes ?

La dimension de création, même si mon travail n’est en soi pas très créatif. Le fait de rendre possible l’expression de nouveaux talents est très stimulant. Au-delà de l’aspect très franco-français qui domine souvent nos secteurs d’activité, et a fortiori dans le cinéma, j’apprécie énormément de travailler au niveau européen.

Quant aux contraintes, je citerai le salaire et la multiplicité des tâches à accomplir au quotidien. Une petite société comme Nisi Masa exige avant tout de la polyvalence. Avec 3 salariés, 4 volontaires européens et 1 DG, nous devons animer un réseau de 700 membres ! Même si j’ai un assistant, le manque de moyens m’oblige à gérer de front beaucoup de choses à la fois, toutes très différentes et très importantes à la fois.

Comment vois-tu ton évolution dans les 3 à 5 ans qui viennent ?

J’aimerais intégrer une structure plus grosse et à un niveau européen, au sein du programme Media, pourquoi pas ? Par ailleurs, je suis en train d’écrire un scénario de long-métrage. C’est un équilibre important pour moi, car au fond c’est bien la création qui m’attire le plus dans le cinéma.

La mise en réseau apparaît un peu comme le fil rouge de ton parcours ?

Cela m’intéresse beaucoup en effet. Mes différents engagements associatifs ont nettement enrichi mon expérience, que ce soit pour le Festival du court-métrage « 5 Jours Tout Court » à Caen en Normandie ou pour Nisi Masa, en tant que membre du conseil d’administration. J’ai d’ailleurs pu y décrocher mon premier emploi salarié juste à la sortie du master, ce qui m’a ainsi permis de mettre directement en application mes connaissances. A cet égard, je me suis rendue compte à plusieurs reprises que Dauphine et la formation du master représentent une vraie carte de visite. Même si le cinéma ne constitue pas un point fort de ce réseau, j’ai malgré tout des échanges quotidiens avec les anciens sur des points techniques de gestion. C’est très rassurant ! De plus, l’association Bizart joue un rôle important dans l’ouverture vers les autres, depuis le premier colloque qu’elle a organisé à la Colline, puis avec les rencontres professionnelles qui ont suivi, je pense que c’est un vrai catalyseur.

Quel conseil donnerais-tu aux promotions actuelles et futures ?

Il ne faut pas hésiter à s’engager dans des associations. Pour ce qui me concerne, cela m’a permis de structurer mon parcours, d’avoir une expérience pratique, de mieux savoir ce que je voulais faire. Autant de choses qui facilitent l’entrée dans le monde professionnel !

Association des étudiants et des anciens du Master 2 professionnel 5234 "Management des Organisations Culturelles" de l’Université Paris Dauphine.
Contact : association@dauphineculture.fr


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