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L’association des étudiants et des anciens du Master 5234 "Management des Organisations culturelles" (ex DESS-234) de l’Université Paris Dauphine.

Christine Laumond

Formation continue, promotion 2006

mercredi 1er juillet 2009

Issue de la formation continue en 2006, diplômée d’une maîtrise de langue et civilisation russe, Christine Laumond a deux amours : l’international et la musique. Elle commence son parcours dans le domaine des médias avec une forte dimension internationale, puis décide de tenter l’aventure de l’édition musicale, avant de travailler à la valorisation de l’Alliance française et de son réseau. En 2009, elle parvient à combiner ses deux passions en décrochant un poste de chargée de mission à l’ambassade de France à Moscou.

Comment avais-tu entendu parlé de la formation ? Quelles ont été tes motivations pour y postuler ?

En fait, j’ai l’impression d’avoir toujours connu le dess de Dauphine, le choix s’est donc imposé et je n’ai pas postulé ailleurs. Mes motivations étaient multiples. Tout d’abord, je voulais partir dans le réseau culturel français à l’étranger et je souhaitais faire une formation de niveau master 2. Ensuite, la possibilité de suivre le cursus en formation continue me paraissait particulièrement intéressante. Enfin, je ressentais le besoin de conceptualiser un certain nombre de choses que j’avais acquises tout au long de mon parcours, mais jusque-là de façon empirique.

Quels sont les enseignements dont tu attendais le plus ? ceux qui t’ont le plus apporté ?

A dire vrai, je nourrissais une attente un peu globale. J’avais choisi ce master et pas un autre justement car il était orienté vers la gestion et mettait l’accent sur des matières qui font souvent défaut aux professionnels de la culture. En ce qui me concerne, j’avais été comblée par ma formation initiale en langue et civilisation russe, mais j’avais réellement envie de me frotter à ces questions, pourtant bien éloignées de mon précédent parcours. Dès lors, les enseignements qui m’ont le plus apporté sont ceux pour lesquels je partais de plus loin, à savoir la fiscalité, la comptabilité ou la gestion. Ce sont aussi ceux qui m’ont fait le plus « souffrir », mais cela m’a été vraiment bénéfique ! Néanmoins, j’ai aussi fait des découvertes auxquelles je ne m’attendais pas, notamment à l’occasion d’un cours sur le patrimoine animé par Muriel Mauriac et qui fut une réelle source de plaisir tout au long de l’année !! Au final, le grand plus du master réside aussi et surtout dans la qualité des échanges humains et professionnels qu’il permet.

Quelle fonction occupais-tu lorsque tu as suivi la formation ? Quel était ton parcours ?

Mon parcours suit deux lignes directrices : celle des institutions internationales et celle de la musique. En effet, j’ai commencé par travailler à rfi (radio France internationale), puis à la régie internationale d’HAVAS, pour me diriger vers le secteur de l’édition musicale où j’ai effectué des missions chez POLYGRAM et chez WARNER, avant d’occuper le poste d’administratrice au sein d’ASTERIOS SPECTACLES, producteur et tourneur.

Au moment du master, j’étais chargée de la communication et des opérations culturelles à l’Alliance française de Paris. Par la suite, lorsque la fondation s’est créée en 2007, on m’a confié la responsabilité de la communication et du développement de l’institution. Le rôle de la Fondation Alliance française est de conseiller et de coordonner le millier d’alliances existantes à l’étranger. Elle a également pour mission de favoriser l’extension de ce vaste réseau qui propose des cours de français et vise à mieux faire connaître la culture française et les cultures francophones à travers le monde. Reconnue d’utilité publique, elle fonctionne sur des levées de fonds. La recherche de financements est une donc une activité centrale pour la Fondation et représente ainsi une grande partie de mes responsabilités.

Aujourd’hui, dans tes nouvelles fonctions, sens-tu le bénéfice de cette année de formation ? En quoi dirais-tu que le DESS a été déterminant dans ton parcours professionnel ?

Je suis actuellement entre deux postes, mais pour ce qui concerne mes responsabilités actuelles dans le domaine du développement, il est probable que si je n’avais pas démontré mon souhait de monter en compétences dans ce domaine, on ne m’aurait peut-être pas proposé le poste lorsque la Fondation a été créée. Sans être déterminant, le fait de m’être investie dans ce master a indéniablement joué en ma faveur. Par ailleurs, sans cette formation, je n’aurais peut-être pas réussi à maîtriser ces dossiers complexes sur la fiscalité des entreprises et des particuliers, sur les systèmes de donation…

Quant à mon départ imminent dans le « réseau », il est certain que le fait d’avoir suivi le master de Dauphine me permet d’avoir une vision d’ensemble sur l’économie des filières, qui me sera clairement utile pour occuper le poste de chargée de mission audiovisuelle à MOSCOU.

Le master m’a donné plus d’assurance pour postuler à cette fonction qui couvre à la fois les secteurs de la musique et du cinéma. Cette formation a suscité ma curiosité pour des disciplines vers lesquelles je ne serai certainement pas allée spontanément. On peut dire que j’ai ressenti un « déclic » universitaire qui me pousse aujourd’hui à mieux me documenter sur les problématiques décisives pour l’évolution de nos secteurs.

A la rentrée prochaine tu pars pour de nouvelles aventures en pays russe, qu’est-ce qui, a priori, t’attire dans cette fonction de chargée de mission audiovisuelle à Moscou ? Quelles contraintes pressens-tu ?

Ce poste fait écho à des éléments inhérents à mon profil. Tout d’abord, j’ai une maîtrise de russe, j’ai déjà passé un an et demi dans ce pays. Mon expérience professionnelle antérieure, et particulièrement les fonctions que j’ai occupées dans la communication, m’ont également aguerrie au monde de l’audiovisuel et notamment à toute la partie relative aux relations avec les médias.

Enfin, je suis très enthousiaste par rapport à mes futures missions. Je suis ravie de me replonger dans le secteur de la musique. Je trouve grisant de travailler pour la promotion du cinéma français dans un pays où il y a une vraie appétence, mais aussi une forte concurrence.

De plus, le contexte devrait être plutôt porteur car l’an prochain ce sera « l’année croisée France – Russie ». Un programme avec Culturesfrance se met en place et impliquera toutes les grandes institutions, ce qui devrait drainer beaucoup de projets et donc aussi probablement plus de crédits !

Quant aux contraintes d’un tel poste, elles sont propres à l’expatriation, l’éloignement… le froid.

Quel conseil donnerais-tu aux promotions actuelles et futures ?

La plupart des étudiants nourrissent, et c’est normal, d’énormes attentes à la sortie du master. On a tendance à croire que le jour où l’on a rendu son mémoire, les choses vont bouger tout de suite qu’un job en or va nous tomber dessus. Néanmoins, il faut apprendre être patient car, en effet, même si cela prend un peu de temps, il y aura quelque chose au bout du chemin…

Association des étudiants et des anciens du Master 2 professionnel 5234 "Management des Organisations Culturelles" de l’Université Paris Dauphine.
Contact : association@dauphineculture.fr


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